Dimanche 29 janvier 2006

JEUX DE LA SEMAINE

JOUEZ ET GAGNEZ DES DVD en répondant à la question de la semaine

 

 

repliques & extraits... mais dans quels films ?

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Dimanche 29 janvier 2006

  PORTRAIT / ED WOOD

  Ed wood, ce nom ne vous est suremment pas inconnu : Pour cause, tout d'abord  parce que Ed Wood a été sacré dans les années 80 de plus mauvais Réalisateur de tous les temps. Enfin car Tim Burton lui a rendu un sublime hommage en 1994 en réalisant un film sur sa vie portant son nom.

 Personnalité fantasque, Edward Davis Wood Jr. aimait passoniément le cinéma et fut sûrement l'un des rares réalisateurs au monde à faire des films pour le plaisir et non pour l'argent. Bien lui en a pris, car il n'a pas connu le moindre succès et est mort sans un sou. Le seul film qui rapporta de l'argent, Bride of the Monster, ne remplit pas ses poches, mais celles de ses financiers. Pour trouver des financiers, il savait s'y prendre, il réussira même à faire financer Plan 9 from Outerspace, complètement ancré dans le genre fantastico-érotico-épouvante typique des années 50, par une paroisse baptiste. De même pour les acteurs: son enthousiasme n'ayant pas de limite, il a ainsi pu engager pour ses films Bela Lugosi, vieux Dracula rejeté par Hollywood et accro à la morphine, mort pendant le tournage de Plan 9 from Outerspace, mais vite remplacé par... le propre dentiste de Wood!

Mais Ed Wood savait y faire pour motiver ses troupes, et bien que filmant sans relâche et se contentant de peu - et malgré son manque total de succès -, il n'abandonna pas. Dès 1955, il fut même encouragé par sa seconde femme, Kathy, qu'il rencontra à l'hôpital tandis que Lugosi mourrait. Elle fut la seule à l'aimer tel qu'il était: un réalisateur passionné, un génie incompris, aux idées abondantes et farfelues, mais aussi un homme obsédé par les dessous féminins et les pulls angora... Tout petit, sa mère l'habillait en petite fille, et c'est souvent en robe qu'il sortait, enfant, pour réaliser de petits films. Plus tard, alors qu'il était tout à fait hétérosexuel (les femmes et l'alcool étaient ses seuls vices, qu'il consommait avec ardeur, l'un de ses pseudonymes étant même Akdov Telmig, "vodka gimlet" à l'envers), il ne pouvait s'empêcher de porter des dessous féminins (il dira même en avoir porté sous son uniforme pendant qu'il combattait lors de la Seconde Guerre Mondiale) et, surtout, des pulls angora, son objet fétiche. Ses acteurs et techniciens ne devaient ainsi pas s'étonner de voir arriver sur le plateau, le matin un homme, l'après-midi une "femme"... Il reprendra cette obsession personnelle dans un livre, Death of a transvestite et, surtout, dans un film semi-autobiographique, Glen or Glenda, dans lequel le magnifique dernier plan montre une femme (Dolores Fuller, alors petite amie de Wood) enlever son pull angora et le tendre au personnage masculin (joué par Ed Wood lui-même).


Ce film, aussi abstrait et confus soit-il, reste tout de même une merveille d'émotion par cette "confession" de Ed Wood; il nous livre ainsi son intimité et permet de comprendre comment un homme "normal" peut simplement avoir envie, certains jours, d'être une femme, sans pour autant être un pervers ou une aberration de la nature. Non seulement réalisateur, mais aussi scénariste, acteur, producteur, éclairagiste voire même cascadeur, et avant tout homme de cœur, Ed Wood fabriquait ses films de A à Z, endossait tous les rôles ou presque, et mérite enfin cette reconnaissance tant espérée, ne serait-ce que pour la volonté et l'ambition investies dans ses films. Mais pour clore la légende, le petit garçon déguisé en fille qui rêvait d'Hollywood finit sa vie en tournant des pornos et mourut d'une crise cardiaque en 1978, à l'âge de 63 ans. Sa femme Kathy était toujours à ses côtés. Près de vingt ans plus tard, Tim Burton réhabilite le personnage dans Ed Wood, dans lequel Johnny Depp nous offre une interpretation extraordinaire dans le rôle-titre

 ED WOOD / DE TIM BURTON AVEC JOHNNY DEPP  DISPONIBLE EN DVD / VIDEO SUR :

 

 

SONDAGE

Ed Wood est - il vraiment le plus mauvais Réalisateur de l'histoire du Cinéma ?

OUI
NON


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Vendredi 27 janvier 2006

  PORTRAIT / BUSTER KEATON

    

 Joseph Francis Keaton Buster Keaton, de son vrai nom Joseph Francis Keaton est né le 4 octobre 1895 à Pickway dans le Kansas. Il fut initié dès son plus jeune âge au spectacle comique par la vie itinérante de ses parents comédiens. Célèbre pour son visage inexpressif, il fut surnommé L'homme qui ne rit jamais.

   Celui que l'on a appelé tout au long de sa carrière "l'homme qui ne rit jamais", par opposition à Charlie Chaplin, se lance dans le long-métrage en tant que réalisateur et interprète. Suivant toujours les aventures d'un homme dépassé par ses problèmes, il enchaîne les gags visuels avec intelligence et efficacité dans des films comme Les Trois Ages, une parodie d'Intolerance de D.W. Griffith et Les Lois de l'hospitalite sur le thème de la vendetta. Il est à son apogée dans La Croisiere du Navigator (1924) et Le Mécano de la General (1926), derniers films dont il a le plein contrôle. Réputé avoir filmé le déclin du comique, le réalisateur Edward Sedgwick met en scène Buster Keaton dans des oeuvres redécouvertes aujourd'hui : Le Caméraman (1928), Le Figurant (1929) et Le metteur en scène (1930) en sont les exemples types.

  La dernière époque est hélas, une longue dérive vers l'absence. Après Le Cameraman et Le Figurant, ses deux films indépendants, la MGM l'achète, le formate et brise sa carrière. Il enchaîne alors une série de rôles accessoires qui n'ont plus rien à voir avec son talent justifié. Excepté son apparition dans 'Sunset Boulevard' et 'Limelight', il disparaît du devant des la scène dans les années 1940, le temps et l'alcool l'ont usé.

 RETROUVER TOUT LES FILMS DE BUSTER KEATON SUR :

 

SONDAGE

  Quel est le meilleur Comique du Cinéma Burlesque Muet ?
Charles Chaplin
Buster Keaton
Max Linder
Autres


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Mardi 24 janvier 2006

               

                                     HISTOIRE DU CINEMA

                           Et Si le Cinéma m'était Conté ?

 

          Le 28 décembre 1895, les frères Lumière organisent la première projection cinématographique publique et payante. Elle eut lieue dans le salon indien, au sous-sol du Grand Café, à Paris. Le billet d'entrée coûtait un franc et donnait le droit de voir une dizaine de bandes d'environ une minute chacune dont La Sortie des usines Lumière, réalisées par les frères inventeurs. Le public se montre d'abord méfiant, il redoute une simple projection de lanterne magique, est trop occupé par la préparation des festivités du nouvel an mais il est immédiatement séduit en voyant l'arrivée d'un train en gare de la Ciotat et il paraîtrait même que des spectateurs on fait un sursaut de recul pour éviter le train, pensant qu'il fonçait réellement sur eux. Tentre trois personnes ont donc, pour leur plus grands plaisir, assitées à cette première projection. On notera que Georges Méliès en faisait partit et l'on raconte même qu'il aurait proposé aux frères Lumière d'acheter leur invention contre une forte somme d'argent. Ceux-ci ont refusé, expliquant que le cinématographe n'était en aucun cas un divertissement mais bien une technique scientifique moderne.

Extrait de l'interview de Méliès, le 26 décembre :
"Dès la fin de la séance, je faisais des offres à M. Lumière pour l'achat de l'un de ses appareils pour mon théâtre. Il refusa. J'avais été pourtant jusqu'à 10 000 francs, ce qui me semblait une somme énorme. M. Thomas, directeur du musée Grévin, obéissant à la même idée, lui offrait 20 000 francs, sans plus de résultats. Enfin M. Lallemand, directeur des Folies-Bergères, également présent, allait jusqu'à 50 000 francs. Peine perdue..."
Finalement, le public ne tarde pas à venir en masse : on compte rapidement 2 500 spectateurs quotidiens. Les Lumière se transforment rapidement en producteurs et en distributeurs.

                                                                En savoir plus sur les frères Lumière:
http://www.institut-lumiere.org/

1895 => Première projection publique du cinématographe
Voici 10 des films projetés ce 28 Décembre 1895. Vous pouvez les visionner grâce à QuickTime (Téléchargement gratuit ici) Ces films représentent pour la plupart d'entre eux, des scènes familiales où l'on retrouve Louis & Auguste Lumière. Ces images sont très émouvantes... Enfin pour les Amoureux du cinéma...


Les films présentés :
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La Pêche aux poissons rouges (1895) 42 secondes
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La Sortie de l'Usine Lumière à Lyon (le Premier Film) (1895) 46 secondes
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La Voltige (1895) 46 secondes
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Le Débarquement du Congrès de Photographie à Lyon (1895) 48 secondes
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Les Forgerons (1895) 49 secondes
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Le Jardinier (l'Arroseur arrosé) (1895) 49 secondes
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Le Repas (de bébé) (1895) 41 secondes
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Le Saut à la couverture (1895) 41 secondes
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La Place des Cordeliers à Lyon (1895) 44 secondes
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La Mer (Baignade en mer) (1895) 38 secondes
 
Cette première décennie voit le passage du cinéma forain aux projections en salle. La distribution s'organise et l'on assiste aux premiers et timides efforts de standardisation du format des films. Pour autant, le cinéma reste un objet technique incongru et divertissant, une sorte d'attraction, pas encore un art. Louis Lumière filme tout simplement la sortie de ses usines, ou le repas de bébé, pour expérimenter sa nouvelle machine. C'est à partir de 1897 que sont fondées les premières compagnies de production de films (Gaumont, Pathé, ...)
 
 
C'est dans ce contexte, apparemment peu favorable sur le plan créatif, qu'apparaît Georges Méliès. Son oeuvre est à l'opposé de la démarche de Lumière. Quand l'inventeur lyonnais voit dans le cinéma une façon documentaire de capter le réel, Méliès le conçoit comme un rpolongement du théâtre populaire et de ses fantasmagories. Le cinéma français oscille depuis ses débuts entre ces deux pôles.
Lors d'un de ces tournages, sa caméra se bloque. Ne voulant pas gâcher du film inutilement, il la repare et la remet en fonctionnement. Mais les personnages ne sont plus à la même place et certains sont partis. Méliès invente ainsi le premier trucage (ou le second si l'on considère le l'inversement de pellicule des frères Lumières dans "la démolition d'un mur") du cinéma par arrêt de caméra. Méliès fasciné par sa découverte renouvelle de nombreuses fois ce procédé simple qui consiste à l'arrêt de caméra pour permettre la disparition d'un personnage, puis à la reprise du tournage. En mars 1896 il achève la construction du premier studio de cinéma à Montreuil et en 1902, il fonde sa maison de production nommée la "Star-Film". Il tournera ainsi de nombreux films dont le plus célèbre est Voyage Sur la Lune(1902). Il utilise presque systématiquement des effets spéciaux.

Ses films font, sans publicité, le tour de la planète et Méliès est bientôt mondialement connu. Mais son succès fulgurant aux États-Unis, lui cause ses premiers problèmes. Il doit avant tout faire face aux piratages, aux détournements et même aux vols de ses films qui lui causent une perte d'argent considérable. Son pire ennemi reste cependant Thomas Edison, mais ses combats contre ce dernier ne le mènent à rien.

En savoir plus sur MELIES:
La cinémathèque MELIES
Georges Méliès, le père des trucages cinématographiques
 
1910 / 1927 => Le cinéma muet * MAX LINDER * naissance du...
Max Linder est certainement aujourd'hui l'un des cinéastes les plus méconnus de son temps. S'il devint la toute première vedette internationale du cinéma entre 1905 et 1925, c'est certainement dû à sa compréhension spontanée de cette forme d'expression nouvelle. Tout d'abord, il sut s'éloigner de la grandiloquence gestuelle et théâtrale pratiquée à l'époque, pour donner à son jeu la simplicité et le naturel de la vie quotidienne.

Par ailleurs, il fut le premier à créer à l'écran un véritable personnage, sorte de dandy à la française perpétuellement confronté à des situations cocasses et même parfois périlleuses. Doué d'une imagination débordante, source inépuisable de gags, il en truffait ses films, dont la trame s'inspirait souvent d'un fait divers ou d'une expérience personnelle.Et c'est ainsi que tout naturellement les aventures hebdomadaires de Max étaient attendues avec impatience par un public fidèle et enthousiaste... Il en a été dénombré plus de 350...
Max LINDER à beaucoup influencé Charlie CHAPLIN.
 
 
 
 
 
 

              

 
 
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«Si l'homme descend du singe, il peut aussi y remonter»
BUSTER KEATON
 

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